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Issyk-kul (le 15/08/2007 à 18h47)
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Chopon-Alta (Samedi 11 Aout) Nous avons quitte Bichkek dans la matinee pour une station balneaire au bord du lak Issyk-kul dans la pointe nord-est du Kirghizistan. La ville, qui s'etend de part et d'autre de la route entre le lac et les montagnes aurait pu etre tres jolie. Malheureusement, l'urbanisme sovietique est passe par la et c'est assez laid. Nous avons eu toutes les peines du monde a trouver un logement car la ville etait pleine de touristes russes. Il y a une tres importante minorite russe au nord du Kirghizistan comme au Kazakhstan, qui date des multiples vagues de colonisation de la Russie tsariste puis de l'URSS (c'est meme une majorite a Bichkek). Ces nombreux russes (les kazakhs aussi car la frontiere est dans les montagnes juste au dessus du lac, on peu meme trekker de Chopon-Alta a Alamaty en 2-3 jours ce qu'on voulait faire initialement mais il faut des permis et c'est complique) passent leurs vacances au bord du lac (c'est le seul grand lac de la region, 200km de long et 70 de large borde de montagnes). Ils sont marrants a voir, tous gros et alcooliques. Sur la plage publique, il buvaient tous leur biere (de meme que les kirghizes d'ailleurs) en faisant du bruit. Bref, tous les russes que nous avons croises (meme les jeunes) etaient en etat de decomposition et de decheance avancee, l'image d'une decadence. La plage etait assez sympa mais nous avons decide de repartir le lendemain, d'autant que Thomas ne supporte plus la viande faisandee qu'on nous sert dans ce genre d'endroits un peu paume. Karakol (Dimanche-lundi) Karakol est la grande ville de la region, situee au bout du lac (60 000 habitants). Elle abrite depuis toujours une tres importante garnison russe car c'est la derniere grande ville avant les hauts pics enneiges qui marquent la frontiere avec la Chine. Mais en arrivant un dimanche, nous sommes tombes sur une ville deserte. Il y a quelques curiosite dont la magnifique cathedrale orthodoxe et une mosquee en bois tres etrange construite par un architecte chinois sans un clou et qui ressemblait a un temple chinois plus qu'a une mosquee. Il y a egalement un grand bazar et un parc sovietique. Pour notre deuxieme journee, nous hesitions entre aller faire une ballade dans la montagne et aller au bord du lac. C'est finalement le lac qui l'a emporte (et la paresse) apres la visite d'un musee local consacre a un grand explorateur russe entere ici par le tsar. Le picnic improvise fut infect car la bouffe russe locale est vraiement pas conmestible (begnets au chou en entree, pain rassi et vache kiri pour le plat et crepes a la levure en dessert). Il y a quasiment aucun russe a Karakol (mais beaucoup de francais qui randonnent avant d'aller en Ouzbekistan) et les kirghizes sont assez sympas meme s'ils ont l'air pas mal atteint par l'alcool dans certains endroits. Nous avons mange dans un restaurant le dernier soir ou la serveuse buvait de la biere a la paille a la table d'a cote.... |
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Bichkek (le 11/08/2007 à 15h16)
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Vendredi 10 Aout Bichkek est bien plus moderne que Tashkent ou Douchanbe. La ville s'est en plus refaite une beaute a l'occasion du sommet de l'Organisation de Cooperation de Shanghai. On y trouve quantite de restaurants avec de la nourriture differente des classiques d'Asie Centrale (dont on a un peu marre). On y trouve aussi quantite de produits europeens importes via la Turquie ou la Russie. Nous avons loge dans un hotel miteux au sein de l'Ecole de Business et Management avec des chambres aux standards sovietiques et des sanitaires immondes. Le matin, nous sommes alles a l'ambassade de France afin que j'aille me signaler aupres de l'attache militaire. L'ambassade est au rez-de-chaussee d'un immeuble du centre avec une petite Tour Eiffel devant ; l'attache (une adjuante parlant russe), tres sympa, nous a recu dans son bureau, nous expliquant qu'il ne s'agissait que d'une petite antenne diplomatique dependant d'Almaty. Elle nous a propose de visiter la base francaise et americaine sur l'aeroport de Manas mais on n'a pas vraiment le temps. Apparemment, le sommet de l'OCS pourrait etre historique (union montaire et douaniere) et Bichkek sera bouclee le 16 Aout (heureusement nous serons a Almaty). Nous avons voulu visiter le musee national, ex musee Lenine. Exterieurement, il n'est pas mal et l'interieur a ete conserve tel quel depuis l'epoque sovietique ce qui fait que le premier etage est consacre en entier a Lenine, sa vie, son oeuvre, un chef d'oeuvre de propagande malheureusement inaccessible aux non-russophones, le deuxieme etage concerne la culture kirghize et sa modernite grace a l'URSS, la encore, non traduit. Nous avons ensuite voulu aller a la maison natale du Marechal sovietique Frounze, une espece de cabane kitch au rez-de-chaussee d'un immeuble en beton (heureusement, le tout etait en renovation et on a pas eu a payer cette immonde merde). Bref, il n'y a pas grand chose a faire a Bichkek a part sans doute savourer un semblant de retour a la vie moderne. Aussi en arrivant devant la Hyatt Regency, nous n'avons pas resister a la tentation d'aller y prendre un vrai cafe et un vrai chocolat dans des salons confortables en lisant des journaux en anglais (bref, tout ce qui est inexistant partout ailleurs en Asie Centrale). Apres le restaurant correen de la veille, nous sommes alles dans un restaurant italien deuguster des vrais pates aux epinards et au saumon. |
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Osh-Bichkek (le 10/08/2007 à 17h09)
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Le retour a la civilisation
Nous sommes alles a l'hotel miteux ou j'avais loge lors de mon passage a Osh mais avons loues un chambre avec douche et toilettes. Le retour a la civilisation fut agreable : manger de la viande (un plov le midi et une pizza le soir), boire de l'eau minerale, des jus de fruits. aller aux toilettes, prendre une douche d'eau chaude et flaner dans Osh. Comme je connaissais deja la ville, le visite des points interessant fut rapide. Nous nous sommes renseignes sur les taxis pour Bichkek mais la perspective de refaire 10h de route montagneuse en taxi collectif pour faire les 700km qui separent Osh de Bichkek ne nous enchentait guere. Nous avons donc opte pour l'avion, seulement deux fois plus cher (40 euros) mais 10 fois plus rapide.
Vers Bichkek (Jeudi 9 Aout)
Apres une soiree Internet ponctuee d'une coupure de courant, nous sommes partis pour l'aeroport le lendemain vers 12h (nous nous etions menages une grace matinee apres la nuit horrible de la veille). Nous prenions une compagnie kirghize (blacklistee par l'UE) mais sans accidents. L'embarquement a bord d'un avion a helice sovietique vieux de 40 ans fut rapide. Il etait neanmoins assez grand (50 places au moins) et le voyage se fit sans incidents. On a survole la chaine alpine qui coupe le Kirghizistan en deux (ce qui m'a confrime que le voyage en taxi qurait ete joli mais epuisant). 1h plus tard, nous atterissions a l'aeroport International Manas de Bichkek, la capitale du Kirghizistan, gigantesque base americaine ou des dizaines de gros boiengs ravitailleurs de l'US Air Force (et quelques ravitailleurs francais) sont bases pour les operations en Afghanistan. Les drapeaux des six pays de l'Organisation de Cooperation de Shanghai, dont la reunion au niveau des chefs d'etat est prevue le 16 Aout (Russie, Chine, Ouzbekistan, Kirghizistan, Kazakhstan et Tadjikistan avec comme observateurs l'Inde, le Pakistan, l'Iran, l'Afghanistan et le Turkmenistan). Ca fera sans doute drole a Poutine ou a Hu Jintao lorsqu'ils atteriront a Bichkek de voir tous ces avions americains d'autant que l'OCS est censee offrir une alternative aux USA et a l'UE dans cette region riche en petrole et gaz mais pour l'instant avec peu de debouches vers les pays occidentaux. L'Aeroport est situe a 30km du centre au milieu de nulle part et l'autroute a ete entierement refaite a neuf (des ouvriers continuaient de s'afferer sur le cote pour refaire les peintures au sol, planter des fleurs) et des tas de panneaux de propagandes etaient le long du chemin pour l'OCS. Des slogans du genre "Partnership for peace and prosperity" qui feraient rire un fossoyeur quand on sait que parmi les 6 dictateurs, les 4 d'Asie Centrale concentrent toutes les richesses du pays dans des holding familiales, une sorte de privatisation personnelle des anciennes grandes entreprises sovietiques.
Bichkek, situee pres de hautes montagnes enneiges, est une grande ville tres agreable. L'architecture sovietique y est differente de Tashkent et les rues pleines d'arbres offrent de sympathiques promenades. Apres avoir trouve notre hotel miteux (mais pas trop cher; on en a un peu marre des hotels miteux et a Almaty, on s'offrira un bel hotel), nous avons fonce au supermarche moderne, emerveilles de trouver tous ces produits europeens (dont certains que je n'ai pas mange depuis 4 mois). La ville regorge aussi de restaurants correns, italiens...Un vrai regal apres 2 semaines a la creme de yak et au the et presque un mois de chachlik et de plov. |
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Vers Osh (le 10/08/2007 à 16h49)
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Mardi 7 Aout Enfin, le jour ou nous devions retrouver toilettes, douche et viande arriva. Partis de Karakul, nous nous sommes diriges vers la frontiere kirghize en longeant la frontiere chinoise. Peu avant le col de Kyzyl-Art (4282m), le poste frontiere tadjik se trouve en bordure de la frontiere chinoise et de la frontiere kirghize. Apres les douanes, le checkpoint militaire voulait nous retenir et le chauffeur a du payer un backchich a un gros con alcolo pour qu'on ne traine pas des heures ; Thomas et moi commencions a nous echauffer. Le col marque la frontiere avec le Kirghizistan et apres le col, la vue sur la chaine sud du Pamir, totalement enneigee etait magnifique. Le poste frontiere kirghize est a 23km, a Borobo ; notre guide nous a prevenu que les formalites etaient longues et qu'on exigeait souvent des backshish. La voiture devant nous etait en situation irreguliere et a du backshisher aux 4 controles et surtout nous faisait perdre un temps fou. L'immigration se passa sans probleme mais l'officier des drogues, un gros alcolo, demanda un backshich au chauffeur pour ne pas dessoser la bagnole et vider notre sac. Thomas et moi etions assez enerves d'autant que l'attente durait deja depuis 1h. A la douane, nous avons donc decide de forcer le passage. J'ai sorti ma carte de l'Ambassade en Inde et ai declare que j'etais diplomate (le guide nous a dit que ca marcahti souvent, les soldats kirghizes, si dur avec leurs compatriotes ont une peur bleue des diplomates) et que je souhaitais passer au plus vite et que bien sur en cas de probleme ou retard, je devais contacter immediatement le consulat a Bichkek. Ca a assez bien marche puisque le mec nous a juste fait sortir nos sac sans les ouvrir et n'a pas demande de backshish au guide. 10 minutes apres, nous etions enfin sur la route de Sary-Tash et un nouveau checkpoint du a la reunion de l'OCS a Bichkek nous fait arriver a Sary Tash apres le depart du dernier bus. Germinal Sary-Tash est une ville au carrefour de la route provenant du Pamir (au sud, la frontiere tadjik est a 40km), de la Chine (le col d'Irkestam que j'ai pris en venant de la Chine est a 74km), de Douchambe (a 800km) et d'Osh (200km au nord vie une route montagneuse). Desireux de rallier Osh au plus vite et ne pas passer une nuit de plus dans ce trou presentant une vue magnifique sur le Pamir mais malheureusement sans douches, toilettes ou bouffe, nous avons voulu louer un taxi mais les habitants de Sary Tash ont ete contamines par les chinois et sont tres antipathiques et demandaient des prix exorbitants. Uns voiture de chasseurs russes bourres venant du Pamir nous a propose de nous emmener a Bichkek pour 150 dollars (un bon prix mais la perspective de passer un jour et demi avec eux ne nous enchantaient pas). Finalement, des camions venant comme nous du Pamir ont bien voulu nous prendre seulement ils devaient aller chercher quelque chose a Sary-Moghol, une ville a 30km de la vers l'est, sous le pic Lenine. Notre erreur fut d'accepter car il n'y avait personne qui pqssqit sur le route. Pourtant je savais bien que il n'y avait personne car il etait 14h et que la douane chinoise etait fermee. Dans quelques heures, des dizaines de camion partant pour Och passeraient et nous aurions pu facilement etre a Och le soir meme. Notre camion devait y arriver vers minuit ce qui etait encore bon. Thomas avait compris que nous devions aler chercher du coca a Sary-Moghol (Cola), moi du betail (cow), quelle ne fut pas notre surprise de nous voir arriver dans une mine de charbon (c'etait coal avec l'accent kirghize). Si la vue sur les montagnes du Pamir etaient splendide, la mine etait balayee par des vents violents. Nous avons attendus la 3h qu'une tractopelle charge enfin notre camions apres des dizaines d'autre. Nous etions noir de charbon, comme tout le monde sur la zone, avec du charbon dans les oreilles, le nez, sur les mains...A 20h, nous partions enfin et avions espoir d'arriver a Och mais un camion devant nous ayant une roue mal fixe, le notre s'est fait un devoir de l'aider a changer sa roue au milieu de la route, de la nuit et du desert. Nous sommes revenus a Sary-Tash a 23h, epuises sans avoir parcouru un km vers Osh. Apres une soupe de mouton infame (je comprends pourquoi on ne mange pas de mouton en Europe) et le verre de l'amitie, nous avons compris que notre chauffeur (et son groupe) qui n'osait pas nous le dire voulait dormir dans cet auberge de routiers miteuse et ne prevoyait maintenant d'arriver a Osh que le lendemain apres-midi. Nous etions un peu desesperes mais un jeune du groupe a accepete de nous aider et a trouver un camion qui partait sur l'instant. A 1h du mat, nous repartions pour Osh sur une route calamiteuse a travers les montagnes, On a depasse des dizaines de camions et le chauffeur s'est arrete pour dormir 30 minutes. Son camion, qui venait de Chine etait plus moderne et bien chauffe. Finalement a 8h du mat, alors que le jour se levait, il nous a depose a un bus local pour Osh ou nous sommes arrives a 8h30, epuises apres une nuit sur une route merdique et non carossable. |
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