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Sommaire des articles de cette rubrique
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Karakul (le 10/08/2007 à 16h22)
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Lundi 6 Aout Apres une excellente nuit de sommeil, nous sommes repartis, enfin remis sur pied tous les deux vers le nord. A cet endroit, la route du Pamir longe la frontiere chinoise sur plus de 100km. Une cloture, autrefois electrifiee, a ete construite par Staline pour empecher l'exode des populations locales le long de la frontiere de l'URSS. Elle est toujours presente ici et rappelle le douloureux passe de la region. interdite aux etrangers autrefois. Apres le passaege du col d'Ak-Baital (4655m), nous sommes alles dans une vallee pour gravir unbe montagne offrant un beau panorama. Thomas, fatigue a prefere ne pas tente l'ascenscion du pic situe a 5207m (soit une ascencion de 1100m de denivele depuis la vallee situee a 4100m). Celle-ci fut etonnamment facile (1h45) et une vue magnifique sur le lac Kara-kul depuis le sommet. Le pic Lenine et beaucoup des montagnes enneiges du parc national du Tadjikistan etaient malheureusement voiles par d'epais nuages qui cernaient la zone depuis le matin. Pendant ce temps, Thomas et le chauffeur etaient emmerde par un mec du KGB parce qu'on avqit pas paye un autre permis minable. La police etait plus attentive que jamais car nous le sommet de l'OCS se tient a Bichkek le 16 Aout et les 6 dictateurs ont prevus de venir chasser le mouton Marco-Polo au bord du lac Kara-kul, une belle demonstration d'amour de la nature de Poutine et Hu Jintao. D'habitude et d'apres notre guide, ce sont des gros americains debiles, des russes alcolos ou des beaufs francais qui payent des milliers de dollars afin de venir dans cette zone sacree chasser ces espece tres rare (donc il faut graisser la pate a des tas de gens pour pouvoir le faire d'ou le prix). Apres la randonee, nous sommes alles vers le village de Karakul, au bord du lac. Un checkpoint tadjik se tient la ainsi qu'une base russo-tadjik. Auparavant, cet enorme checkpoint tenu par des russes dessossait toutes les voitures et camions afin de debusquer les trafficants d'opium venant d'Afghanistan. Desormais, ce sont les tadjiks qui controllent mais il n'y a plus de traffic nous a assure notre guide. Un sujet tabou apparemment car tout le monde sait en Europe que cette route est une des axes majeurs du transit de la drogue afghane vers l'Europe (40% si mes souvenirs sont bons). Apparemment, les russes etaient simplement plus durs a corrompre que les officiers tadjiks qui font de jueteuses affaire sur ce traffic...A Karakul, une sympathique homestay nous a propose du plov et du raisin (un luxe du a la proximite de la frontiere kirghize et de la civilisation, le tout servi avec les sempiternelles cremes de yak, yaourt de yak, pain...et toujours pas de toilettes mais des bacs a eau chaude). On s'est balade le long du lac turquoise, creuse par une meteorite il y a des millenaires et qui est le deuxieme lac alpestre le plus grand au monde apres le lac Titicaca. |
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ZorKul et Rangkul (le 10/08/2007 à 16h05)
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Vendredi 3 Aout
Nous sommes partis vers le lac ZorKul a 200km au sud de Mourghab. Thomas et moi etions epuises apres le velo de la veille et une nuit presque blanche. Arrive vers midi dans un campement de bergers, nous avons pris notre dejeuner (pates au chou) sous la yourte puis sommes partis en randonnee. Plusieurs kilormetres dans une vallee en pente douce pour aller de 4200m vers un col situe a 4600m d'ou nous devions pouvoir voir le lac. Le vent soufflait tres fort (car les sommets chauds evacuent leur energie vers la plaine), un vent glace et tres sec. Apres quelques heures de marche, nous sommes arrives au pied du col ou nous avons monte avec beaucoup de difficultes les tentes. Il faisait tres froid et nous avions tres mal a la tete. apres un repas rapide (pates au chou), nous sommes alles nous coucher a 7h du soir mais le froid terrible nous a empecher de dormir malgre les sacs de couchage et les multiples epaisseurs de vetements chauds. Le lendemain, nous avons gravi le col tot le matin dans l'espoir d'apercevoir des moutons Marco-Polo, une espece tres rare en voie de disparition, presente seulement dans la region et observee par Marco-Polo lorsqu'il vint dans la region. Nous en avons vu tres loin (a pres de 5km dans la montagne, merci le super zoom de l'appareil photo). Le col offrait egalement une vue splendide sur le lac ZorKul et les montagnes afghanes derrieres (le lac marque la frontiere avec l'Afghanistan) mais nous ne pouvions descendre plus bas (il faut un permis special pour cette zone frontaliere). Reescendus de l'autre cote, nous avons mange (pates au chou) puis sommes redescendus a la yourte, epuises.
Nos hotes, des nomades kirghizes possedaient des troupeaux de yaks et de moutons mais mangeaient peu de viande et montraient des signes evidents de carrences en proteines. Notre guide (qui parlait anglais) nous a expliques qu'ils vivaient esentiellement de la vente de leurs produits fermiers (lait de yak, viande de Yak ou de mouton) mais aussi grace a ACTED et aux touristes comme nous, pas si nombreux (qui payaient 5 dollars par nuit). ACTED leur proposait des microcredits (le mec qui s'en occupait etait justemment la ce soir-la) et leur avait permis de s'acheter un mini-panneau solaire, un generateur et meme une TV (juste pour regarder des films parce qu'on capte pas de TV sans satellite dans le coin et il n'avaient pas d'antenne). L'hiver, ils redescendaient plus bas dans des maisons de pierre en emmenant leur yourte. On nous a propose des snacks (the, creme de yak, yaourt de yak et pain tres froid et tres sec) en attendant le diner (des raviolis a la creme de Yak et a l'oignon, pas mauvais mais tres lourd, un plat de luxe krighize).
La nuit fut moins froide sous la yourte (avec des kilos de couverture disposes a meme le sol) et le lendemain, nous sommes partis pour Mourghab avec notre guide (Saydaly) et notre chauffeur (Aidar, un tres symaptiques veterant de la guerre d'Afghanistan, ancien soldat de l'armee rouge base a Alamaty, musulman pratiquant avec foi, chauffeur pour les touristes d'ACTED depuis quelques annees qui entretenait su UAZ sovietique avec amour et portait un suberbe chapeau kirghize). Nous avons mange dans la tres sympathique famille de notre guide, qui trqnsformait sa maison en homestay pour touristes (il y a des standards notamment la presence d'une douche ie de bac a eau chaude). Les touristes ne sont pourtant pas si nombreux : nous n'avons croise que 2 francais a Mourghab et il doit en passer 2 ou 3 par jour...L'apres-midi, nous sommes repartis pour Rangkul, une village le long de la frontiere chinoise a 1h de Mourghab. La zone regorge de miradors, soldats tadjiks et russes et surtout de rubis et d'or. Le gouvernement tadjik a d'ailleurs cede une partie des montagnes de Rangkul a la Chine recemment ce qui fait que lq frontiere est tres proche du village. De la, Thomas et moi avons effectue une randonnee a dos de chameau (les chameaux permettaient de traverser le desert au temps de la route de la soie). Experience tres marrante (surtout apres l'elephant dans le centre de Delhi) mais l'animal est assez inconfortable et apres 4h de randonnee, nous avions mal partout surtout que le mien etait une femelle assez capricieuse. Arrive a un campement de yourte, nous nous sommes promenes sous le coucher du soleil puis sommes retournes a la yourte. J'etais assez malade (j'ai du chopper une angine) mais les antibiotiques de Thomas m'ont remis sur pied le lendemain. Le soir, nous avons eu le droit comme d'hab a de la creme de yak, du yaourt de yak, du pain, du the et des lagmans (soupe de pates). Notre guide n'amait pas la femme tenant la yourte, assez independante et rouspeteuse, ce qui choque chez ces pratiquants mais neanmoins tres bonne cuisiniere. |
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Mourghab (le 10/08/2007 à 15h35)
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Jeudi 2 Aout
Charmante bourgade de 6500 habitants etablie dans une large vallee, Mourghab est la capitale du Pamir oriental. Situee a 350km de Khorog, la ville a ete tres isolee par les caprices de l'histoire malgre une position strategique. Mourghab n'est en effet situee qu'a une dizine de km a vol d'oiseau de la Chine mais cette frontiere a ete totalement grillagee par l'URSS. Une excellente route de 40km ouverte en 2004 financee par la BID, le Pakistan et la Chine permet via le col de Qolma de rejoindre Tashkurgan sur la route du Karakorum (le poste frontiere ou je me suis arrete en venant du Pakistan il ya quelques semaines). Au loin, on voit le sommet chinois du Muztagh Ata (7546m) devant lequel je suis passe en venant du Pakistan (cela fait bizarre de revenir presque au meme endroit). Mourghab est proche de la frontiere chinoise, pakistanaise et seulement a 400km d'Osh, la deuxieme ville du Kirghizistan au nord. Pourtant, apres l'URSS, la zone etait menacee d'une famine totale et le chomage atteignait 100%. L'ONG francaise ACTED est desormais l'un des principaux employeurs de la region. Son programme d'ecotourisme permet d'aider les populations locales a vivre en proposant des services aux touristes mais elle intervient aussi pour des projets de microfinance, d'infrastructures (pompes a eau...). Comme on n'a pu s'en rendre compte ensuite, elle est essentielle a la vie de cette region totalement delaissee par le gouvernement tadjik (qui y stationne essentiellement des soldats et policiers dont la principale activitee semble etre de de racketer les locaux et les touristes en permis et backchich divers).
Thomas et moi avons comme prevu reserve un programme de 5 jours (assez cher essentiellement a cause des permis rackets exiges par le KGB tout puissant - pres de 75 dollars par personnes - et de la voiture - 350 dollars pour 892km). Nous devions partir le lendemain : nous en avons donc profite pour flaner au bazar, tres mal achalande ou on trouvait quelques produits alimentaires de base venus du Kirghizistan et quelques habits de Chine. Les fruits etaient assez rares et chers et surtout la viande (les proteines de maniere generale) etait quasi-inexistante. Nous avons eu la mauvaise idee de vouloir louer des velos pour l'apres-midi. Apres 30 minutes sur une piste deplorable, nous avons decides de prendre la bonne route goudronnee vers le col de Qolma. Thomas s'est arrete apres 5km et j'ai continue assez facilement...trop car au retour, le vent etait si violent que je n'avancais plus (alors que j'etais en descente). Apres 3h de lutte contre un vent glacial et sec soufflant a plus de 100 km/h, nous sommes arrives epuises et malades a Mourghab. Nous avons bu des litres de the qui nous ont empeche de dormir la nuit. Le repas, compose la veille de patates au chou etait cette fois ci constitue de pates au chou. |
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Plateau du Pamir (le 10/08/2007 à 15h14)
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Mercredi 1 Aout
Nous avions decide d'aller a Bulunkul en raison de sa proximite avec la lac Yashil-kul, un magnifique lac turquoise plonge dans un lac tibetain. Apres un rapide petit-dejeuner, Thomas et moi continuions a ressentir les effets de l'altitude (heureusement, nous avions achete pleins de gateaux et jus de fruits a Douchanbe en prevision). Notre chauffeur semblait considerer les kirghizes comme des ploucs (les kirghizes est un peuple turc majoritairement nomade ce qui n'est pas le cas des Pamiris, plus modernes mais aussi plus tournes vers l'argent) et traitait celui qui nous hebergeait comme tel. Il a refuse de nous emmene jusqu'au lac (pas prevu au programme et trop cher en essence) donc nous y sommes alles a pied. Apres avoir traverse une grande vallee deserte (pendant laquelle trois chiens sont venus nous suivre pour jouer avec nous), nous sommes montes sur un plateau d'ou nous voyions le lac, En redescendant de l'autre cote, nous avons apercu une yourte et les restes d'un caravanserail du IXe siecle. Nous n'avons pas pu continuer le long du lac a cause d'une riviere impossible a traverser facilement. Les paysages etaient magnifiques avec des montagnes enneiges au dessus du lac turquoise. Apres 4h de marche, nous sommes revenus vers la voiture.
Nous voulions aller a Bazar Dara, une ancienne ville miniere abandonnee a 40km de la route du Pamir mais le chauffeur a encore refuse car la route etait trop mauvaise (il commencait un peu a nous agacer vu le prix qu'on le payait). Finalement, nous n'avions d'autre choix que d'aller a Mourghab ou nous sommes arrives dans la soiree, avec un jour d'avance sur le programme. Nous y avons trouve un logement chez l'habitant tres sympatique, tenu par une famille kirghize tres gentille. Si la douche existait bien (des baquets d'eau chaude et froide a melanger), les toilettes etaient en revanche sommaires (un trou dans une planche de bois). Epuises, nous nous sommes vite endormis le soir. |
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Vallee de Wakhan (2) (le 10/08/2007 à 15h02)
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Mardi 2 Aout
Cette journee fut consacree a la traversee du corridor de Wakhan. Malgre le fait qu'on y manque de tout, l'histoire de cette zone frontaliere est tres riche. La vallee relie en effet le nord du Pakistan au Tadjikistan et constituait une branche majeure de la route de la soie vers l'Inde. Elle est parsemee de ruines de forts tres anciens (datant du IIIe siecle avant JC notamment), de pteroglyphes, de mausolees ismaeliens et de sources chaudes. La journee fut donc une succession de visites tout en avancant vers l'est. Lors du Grand Jeu entre les russes et les anglais, la zone fut l'objet d'apres convoitises et etait pleine d'aventuriers-espions. Apres la prise du Pamir par les russes, les anglais remonterent vers la chaine du Karakorum et le traite signe en 1895 decida d'attribuer la vallee de Wakhan de quelques km de large a l'Afghanistan afin d'eviter qu'anglais et russes aient une frontiere commune (la fameuse zone tampon ou appendice de Wakhan). Cet appendice se poursuit jusqu'a la frontiere chinoise mais des deux cotes de la frontiere, les peuples sont de meme culture. Il est cependant assez difficile de prendre la route utilisee autrefois pour convoyez les marchandises etant donne la complexite des frontieres dans cette zone. Les soldats tadjiks y sont nombreux mais les gardes frontieres russes ont tendance a disparaitre. Nous n'avons rencontre qu'un checkpoint tadjik a la sortie de la vallee, la plupart des autres ayant ete demanteles depuis que cette zone n'a plus rien de sensible.
Le Pamir est egalement une zone tres riche en pierre precieuses et contribua a alimenter la route de la soie en richesses importantes. Mines d'or, d'argent, de rubis se succedent (dont certaines encore en activite). Les plus grandes mines de lapiz-lazuli au monde (qui servirent a faire les tombeaux egyptiens) se trouvent a 200km au sud cote afghan.
Nous avons donc remonte la vallee, dominee par les pics enneiges Karl Marx et Engels cote tadjiks et la haute chaine de l'Hindu-Kush vers le sud qui marquit la frontiere entre l'Afghanistan et le Pakistan (le corridor ne fait que quelques km de large). A Langar, la frontiere quitte la vallee de Wakhan (qui se dirige vers le Pakistan et la zone ou je me trouvais il y a quelques semaines) et remonte vers le nord. Nous comptions dormir a Langar mais cela s'est avere impossible. Notre chauffeur nous a donc emmene directement vers l'etape suivante, un village sur le plateau du Pamir. Apres quelques heures de route, nous avons atteint a la nuit tombante le col de Khargush (4344m) puis sommes redescendus vers le plateau desertique du Pamir a 3700m. Les paysages changent alors drastiquement. Des hautes montagnes et pics acceres du Pamir occidental, nous passons aux pyasages desertiques tibetains du Pamir oriental (qui en est d'ailleurs le prolongement). Les peuples changent aussi : les pamiris tadjiks et ismaeliens font place a des kirghizes nomades et sunnites.
Nous sommes arrives sur la route du Pamir alors qu'il faisait deja nuit. A cause de l'altitude (nous avons monte 2000m en quelques heures) et surtout du froid (ma porte de voiture fermait mal et un vent glace me gelait), j'etais assez malade en arrivant dans le village totalement isole de Bulunkul, a 10km de la route du Pamir. Un logement chez l'habitant nous a permis de nous y reposer. |
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Corridor de Wakhan (1) (le 09/08/2007 à 15h41)
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Khorog
Nous sommes arrives a Khorog un dimanche matin. Nous avons marche longtemps avant de trouver une guesthouse au bord du fleuve avec des chambers assez confortable. Khorog est une ville completement morte le dimanche: nous n’avons trouves d’ouvert ni magasin, ni café, ni cybercafé. Apres avoir longtemps zone, un taxi a accepte de nous amener au jardin botnique, a 5km au dessus de la ville, assez marrant mais un peu abandonne. Nous avons mange avec un francais et 2 anglais qui remontaient le Pamir a velo.
Ishkashim
Le lendemain, nous avons du enregistrer nos passeport a la police (ovir): un veritable racket. 21 dollars et 45 minutes dans un bureau miteux pour obtenir un papier minable d’un commissaire alcolo et corrompu. Il a fallu negocier dur pour trouver un taxi qui accepte d’aller jusqu’a Mourghab avec nous en faisant un detour par le couloir de Wakhan (soit 570 km). Le gros probleme etait l’essence, difficile a convoyer donc chere dans la region, d’autant que les routes et la bagnoles sont pourries ce qui augmente la consummation (on a du acheter 200 litres pour notre escapade). Notre taxi, un vieil UAZ (4x4) sovietique se demarrait encore avec une manivelle. Nous avons quitte la route du Pamir en nous dirigeant vers le sud c’est a dire en longeant la frontiere afghane. Il n’y avait presque rien de l’autre cote et la vallee de l’Amour Daria etait parfois si etroite que nous n’etions qu’a quelques metres de l’autre cote. Nous nous sommes arretes a Garm Chachmal, ou se trouvent des sources chaudes. L’eau sulfureuse jaillit du sols et des bains brulants ont ete amenages par les sovietiques. Nous nous y sommes baignes mais pas longtemps car l’eau etait bouillante. Apres, nous avons continue jusqu’a la maison de notre chauffeur, une magnifique maison pamiris supplombant la vallee avec un jardin contenant de delicieuses cerises et abricots. Nous avons mange quelques fruits. Comme tous les Pamiris (habitants du Pamir occidental), il etait ismaelien et venerait l’Aga Khan, qui vit a Paris. Nous nous sommes ensuite dirige vers Ishkashim, extreme pointe sud du Tadjikistan, enfonce de 200km dans le territoire afghan. Les paysages etaient montagneux et magifiques. Peu avant la ville, un pont enjambe l’Amou Daria et marque la frontiere grillagee avec l’Afghanistan. De la, une route poursuit vers Faizabad et Mazar-e-Sharrif. Nous avons traines dans Ishkashim mais a mesure que nous nous eloignions de Khorog, les villages etaient de plus en plus deserts et mal approvisionnes. Nous avons mange dans un restaurant-magasin (ou on ne trouvait plus d’eau minerale mais des jus de fruits perimes et quelques conserves). Notre chauffeur a tenu a boire avec nous des tas de verre de vodka frelatee (il y en avait en revanche beaucoup). Les apports des russes ne se limitent pas a la construction des routes apparemment…Nous avons dormi chez le frere du chauffeur, dans des couvertures a meme le sol. |
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Douchanbe-Khorog (le 09/08/2007 à 14h49)
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Samedi 28 Juillet Nous nous sommes rendus a la station de taxi pour Khorog vers 9h30 mais il etait deja trop tard. Tout le monde (bus et 4x4 communs) part vers 6h du mat pour couvrir les 500km (18h) du trajet. Du coup, il ne restait plus que 2 4x4 dont les chauffeurs, des pamiris arnaqueurs montaient les prix au fur et a mesure. Nous avons commence a 200 somonis par personnes (deja 45 Euros contre 10 normalement) pour finir a 100 dollars par personnes. Un vrai duopole...qui avait oublie qu'il y avait un autre moyen : l'avion dont le prix (207 somonis) etait inferieur a ce qu'ils demandaient. Apres 1h de palabre, Thomas et moi etions assez enerves ; le voyage vers le Pamir commencait bien. Nous avons saute dans un taxi pour l'aeroport, situe en plein centre ville et qui abrite une base francaise. Nous avons pu (epiquement dans une cahute minable) acheter des billets pour le lendemain matin. Le reste de la journee s'est passe en glandant pres d'un lac sovietique et quelques courses supplementaires dans un grand supermarche vendant quelques produits europeens. On a viet fait le tour de Douchanbe. Le soir, nous avons mange dans un super resto georgien. Vers Khorog. L'avion Douchanbe-Khorog est decrit dans le Lonely conmme "selon la confiance accordee aux pilotes de Tajik Air, l'experience la plus extraordinaire ou effrayante de votre vie". Voyant les jets remis a neuf sur le tarmak, nous n'avions pas vraiment peur. L'avion devait decoller a 8h mais comme tous les passagers etaient la, on nous a emmener a l'avion des 7h40. Et la, on a eu un peu plus peu. Il s'agissait d'un miniscule avion a helice de capacite 17 passagers datant des annees 60. Cette ligne etait la seule de l'URSS sur laquelle Aeroflot versait une prime de risque aux pilotes. L'avion a rapidement decolle mais ne s'est pas eleve tres vite : et c'est la le probleme...Il file en ligne droite vers Khorog a travers l'Afghanistan mais les sommets enneiges a plus de 5000m sont rapidement atteints. Comme l'avion ne vole pas assez haut, il doit passer par les cols des montagnes et slalomer entre elles. Parfois, nous ne passions qu'a 100m au dessus du sol. Ceci explique notamment que l'avion decolle tot pour eviter le vent et qu'il est cloue au sol au moindre signe de mauvais temps. Apres le decollage, Thomas et moi etions rassures (malgre l'abscence de ceinture de securite ou les tas de bagages sous mon siege car il n'y a pas de soute). En fait, les pilotes avaient l'air assez experimentes et les deux derniers accidents remontent, l'un a la guerre civile lorsqu'un de ces avions avait tente de decoller avec 81 passagers a bord (pour une capaicite maximale de 20) et l'autre en 2003 lorsqu'une roquette a ete tire sur l'avion lors de son survol des montagnes afghanes(pourtant desertes). A son arrivee, l'avion longe la vallee de l'Amour Daria, frontaliere entre le tadjikistan et l'Afghanistan et atteri sur le frontiere le long du fleuve sur un minuscule aeroport. Khorog est a 3km. |
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Douchanbe (le 27/07/2007 à 20h49)
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Vu de l'exterieur, Douchanbe ne ressemble vraiment a rien. Notre taxi a traverse de grands terrains vagues, constelles de lignes hautes tensions, d'usines et de quelques immeubles en construction. Le centre s'articule autour d'une artere principale ou se trouvent tous les batiments importants. En dehors de cette artere, rien ou presque. Notre hotel se trouve dessus, en face de l'opera.
Ce matin, nous sommes alle au Centre Culturel de Bactriane, fonde par l'ONG francaise ACTED et qui sert egalement de Centre Culturel Francais et Allemand. Notre contact d'ACTED, Valeria, nous a remis nous permis pour le Pamir (25 dollars le miserable papier bleu). Le trajet vers Khorog (500km) dure 18h mais la route est apparemment meilleure que celle que nous avons eu hier. Le long de l'artere principale de Douchanbe se trouvent de nombreux restaurants et magasins avec des produits pour riches (dont un magasin Pierre Cardin en face du palais presidentiel; il y a beaucoup de Mercedes a Douchanbe). Il y a aussi beaucoup de francais, d'anglais ou americains et d'expats en general dans ce havre de paix a seulement quelques heures de l'Afghanistan : diplomates, ONG, militaires (il y a une base francaise a Douchanbe). On est donc habitue aux etrangers (les menus sont traduits en anglais et meme en francais). Nous avons visite le musee des antiquites (assez riche; le sud du Tadjikistan etait un important point de passage pendant l'Antiquite) puis sommes alles flaner sur l'artere principale, assez agreable avec ses arbres. Ce soir, nous avons mange - incroyable - dans un restaurant equatorien qui proposait des la nourriture sud americaine, italienne et libanaise. Ce lieu improbable etait pleins d'expats trop heureux de retrouver ici les saveurs d'Europe (la cuisine etait reellement excellente et les militaires francais y ont le droit a un rabais de 12 somonis par repas...). Demain, nous partons pour Khorog, sur la frontiere afghane (bien qu'il n'y ait pas de point de passage sur le fleuve a cet endroit) et capitale du GBAO. Nous passerons ensuite 8 jours dans la zone quasi-desertique et magnifique du Pamir. |
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Samarcand-Douchanbe (le 27/07/2007 à 20h32)
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La soiree a Samarcande fut interessante ; nous avons pu assister a un son et lumiere miteux sur la place du Registan en allemand : le Tamerlan de Baviere avait quelque chose de risible. Le passage de la frontiere a ete rapide meme si les douaniers ouzbecks se sont montre a la hauteur de leur stupidite habituelle, me faisant vider mes sacs pour voir les livres et ceux de thomas pour les medicaments. Pendjikent est a 20km de la frontiere. L'ancienne cite, detruite par les arabes vers 740 etait une grand centre sogdien ou dominait les zorroastriens avant la conquete arabe. Chretiens, hindous, bouddhistes ou zorroastriens vivaient dans ce centre du commerce entre Asie et Europe (Nous n'avons pas visite la ville mais j'ai appris ca aujourd'hui au musee de Douchambe). Nous avons loue un taxi pour Douchambe via le lac Iskender Kul (un peu plus cher que le taxi collectif vers Douchanbe mais il faut bien visiter un peu. Il nous a fallu 5h pour faire les 160km jusqu'au lac sur une route de montagne defoncee et non carossable. Notre lada sautait sur les bosses.
Le lac Iskender Kul est a 24km de la route Khojand-Douchambe d'ou la necessite de louer le taxi. C'est un magnifique lac turquoise au milieu des monts Fan, des montagnes rouges du nord du Tadjkistan. Selon les guides, le paysage est tellement impressionant que le president tadjik et le president russe y possendent un datcha. Le paysage est effectivement magnifique et le lieu tres calme. Nous avons dormi dans un ancien camp de vacances sovietique (le gerant arborait toujours un portrait de Lenine dans son bureau) ce qui donnait au lieu un cote surrealiste. Le village etait quasi abandonne et la zone etait infestee de moustiques mais nous avons fait une belle ballade vers des chutes d'eau et le lac etait magnifique.
La route vers Douchanbe fut encore plus difficile que la veille. Parti a 12h30 du lac, nous sommes arrives a 20h a Douchambe seulement 150km plus loin. La route etait si mauvaise que le compteur de notre lada oscillait en permanence entre 20 et 30 km/h. Le passage d'un col a 3300m faillit faire rendre l'ame a la venerable voiture...Les chinois financaient la reconstruction de la route selon les methodes chinoises (on pete tout sur 200km et on reconstruit petit a petit) d'ou un voyage assez long et assez penible. Nous avons prix l'hotel sovietique de Douchanbe, avec personnel et decoration d'epoque... |
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