Oldiblog

Fermer
  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Samedi 28 novembre 2009   St J. de la March  
From delhi to almaty
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce La traversee des frontieres (le 16/07/2007 à 19h21)

Ou plutot la traversee du desert...

J'etais parti avec l'intention de decouvrir un peu le decoupage absurde des frontieres realise par Staline dans les annees 20. La vallee du Ferghana, dont Och est a l'extremite sud-est constutue une place de choix puisque 3 pays se la partagent avec un trace completement absurde et des enclaves. Mon objectif etait l'enclave ouzbek de Chakhimardan elle meme dans l'etroite bande de terre kirghize au sud du Ferghana encerclee par l'ouzbekistan au nord et le tadjikistan au sud. Mon grand tort fut d'avoir tout prevu alors que rien ne marche mieux ici que d'y aller a l'arrache. J'avais le visa a entrees multiples ouzbek et le visa kirghize (comme stipule dans le Lonely Planet). Mais comme mon visa kirghize etait a entree simple, je decidais de me rendre directment a Quadamjoy, ville kirghize encerlee par l'Ouzbekistan d'ou on pouvait se rendre a Chakhimardan (j'ignorais encore comment vu que la route pour Quadamjoy passait par l'Ouzbekistan sur la carte mais des bus locaux y allaient ce qui signifiait qu'aucun visa n'etait necessaire).

Je prix donc un taxi collectif qui lorsqu'il fut rempli et nous primes la route de Kyzyl Kya. La route longeait la frontiere ouzbek qui courait sur les cretes des collines quelques kilometres au nord. Au sud, les massifs frontaliers du tadjikistan. Au milieu, l'etroite bande de terre du kirghizistan qui s'etendait sur 300km. Entre les collines, on voyait la vallee fertile du ferghana s'etendre. Arrive a Kyzyl Kya, un douanier kirghize monta dans la voiture et la route a oblique vers le nord (pas d'autre moyen, une enorme montagne bloque) puis nous avons passe un poste kirghize et sommes entree en Ouzbekistan. Apres 5km, nous avons longe la route qui vient de Ferghana mais nous etions separe par une barriere ce qui permet a notre route d'eviter le poste ouzbek mais pas le kirghize que nous franchissons sans probleme grace a douanier dans la voiture.

A Qudamjoy, je pris un autre taxi vers le sud et en quelques minutes, nous avions atteint la frontiere mais les douaniers ouzbeks ont refuse de me laisser passer au motif que cette frontiere etait interdite aux etrangers...ou alaors je payais 20 dollars de backchich. Ils me parlaient en russe alors on avait du mal a se comprendre. Finalement, leur chef est arrive ; il parlait anglais et a ete tres correct, disant qu'il adorait les francais mais que je n'avais qu'a faire demi-tour. Mon chauffeur qui etait du coin m'a alors propose de contourner le poste mais il etai deja 16h et je trouvais que cela faisait beaucoup de temps pour aller voir un lac dans les montagnes (Chakhimardan est dans les montagnes kirghizes, un paradis pour les ouzbecks qui n'ont pas des masses de montagnes d'ou les masses de cars de touristes mais bon j'ai vu mieux). J'ai prix un autre taxi ouzbeck pour passer la frontiere ouzbek au nord de Qudamjoy. Mon taxi qui connaissait les douaniers la passa sans problemes mais je realisais apres coup que mon visa ouzbeck n'etait pas tamponne (ce qui, je ne tardais pas a le savoir, pouvait poser de serieux problemes).

Je fis arreter le taxi et revenait en arriere. Meme musique sauf que la personne ne parlait anglais. Il 'senfermerent dans une cahute style chambre de prison avec moi et me firent vider mes sacs et me demandant 40 dollars de backshich mais meme pour ce prix la refusaient de le tamponner et n'avaient pas le papier de daclaration de valeurs exige a la sortie (100 dollars de backchich sinon). Bref, apres une heure, ils m'ont colle sur la route de "transit international" vers le Kirghizistan. J'etais au milieu d'un non pays avec mes sacs et ce qui me rassurait, c'est qu'il y avait aussi quelques colporteurs au bord du chemin (un vrai bordel cette frontiere).

Apres 30 minutes, un camion allant vers Och passa enfin. Il m'accepta avec plaisir et on a un peu discute en russanglais. On a repris la route en ouzbekistan et on a franchi le poste kirghize a toute vitesse. Arrive a Kyzyk Kya, je repris un taxi collectif vers Och et a 19h j'arrivais d'ou j'etais parti le matin epuise mais j'etais bien decide a franchir la frontiere. Celle la (a 10km d'Och) etait bien ouvertes aux etrangers : on y etait prevenant et on y parlait anglais. L'officier de l'immigration ouzbeck etait ne le 20 juin 1984 ce qui l'a beaucoup fait rire. Son vieux pote m'a dit que je n'avais pas de formulaire de sortie kirghize et que c'etait problematique (en gros, fo backchicher) mais il a renonce devant ma reaction outragee ("Okok nor problem"). A 18h15, (il ya une heure de moins), j'etais en Ouzbekistan.

Je refis le meme trajet que le matin mais cote ouzbeck. On a passe une dizaine de barrages de police autour d'Andijan (le regime de Karimov controle severement la region depuis les emeutes de 2005). Je suis finalement arrive a Ferghana a 22h et j'ai trouve un logement chez l'habitant. Ils sont vraiment tres sympas et m'ont offert le diner.

Bref, journee pas super. Je pense que mon visa entrees multiples ne servira a rien. En fait, il suffit de passer en frontiere locale avec un taxi local, et personne ne vous arrete.

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Cette photo sur mobile | Permalien ]

puce Kashgar-Osh (le 14/07/2007 à 19h45)

Vers l'URSS

En achetant mon billet pour Osh, je ne comprenais toujours pas pourquoi le voyage d'environ 400km devait durer pres de 25h. Arrive a 7h a la gare de bus pour le depart, je compris rapidement que personne n'etait presse. Le bus ne partit aue vers 10h pous s'arreter manger vers 12h. La "pause" dura jusqu'a 15h et a 16h, nous nous presentions a la douane du col d'Irkestam avec en arriere plan les splendides montagnes de la frontiere tadjiko-kirghize dans les Pamirs (Malheureusement les photos en dehors du bus etaient interdites). Les douaniers chinois (qui parlaient anglais) furent tres efficaces (il faut dire que nous n'etions que 6 passagers dans un bus-couchettes immense avec des grands lits pour dormir : tres confortable). Le dernier militaire chinois et le premier kirghize etaient des clones (tous deux kirghizes) mais entre le dernier douanier pekinois et le premier garde frontiere de la CEI, le contraste fut a nouveau saisissant ; une fois encore l'impression de changer de monde. A 17h, nous arrivions au miserable poste kirghize (une cahute en bois; je fus le seul passager dispense du backshich de 200 soms (4 euros) aux douaniers car personne ne parlait anglais donc c'etait un peu dur a demander). A 17h30, nous etions sur la route vers Osh. Malheureusement (et c'est la le hic), la route n'est pas carossable dans ce pauvre pays qu'est le Kirghizistan. Nous, comme des dizaines de camions etions condamnes a nous trainer a 20km/h pendant 150km jusqu'a Sary Tash ou la route rejoignait celle venant du Pamir Tadjik, constuite par les russses et donc carossable. Les paysages etaient magnifiques : des grandes plaines bordees au sud par des massifs eneiges. Mais contrairement au KKH, il n'etaient pas eleves mais juste a hauteur de la route. A 500m de la route, de la neige et des montagnes qui s'elevaient peut etre 300m au dessus de la route. Malheureusement, le temps etait mauvais et des nuages voilaient un peu les montagnes. En plus, le reste du voyage s'est fait de nuit donc exit les super vues sur le Pamir :(.

Osh

Arrive a 5h du mat, j'avisais un hotel sovietique bien situe. Les deux receptionnistes ressemblaient a deux grands meres russes (j'appris par la suite qu'elles etaient ouzbeks) et ne parlaient bien sur pas anglais. Elle m'ont conduit dans une chambre au mobilier sovietique que je partage avec deux japonais. La ville d'Osh ressemble a une ville de province de la republique tcheque. Il ne reste rien de la ville millenaire de l'ancienne route de la soie, carefour nord-sud entre le Pamir et la route du nord menant a Bichkek, Almaty et aux steppes kazakh et ouest-est entre la Chine et l'ouverture sur la vallee du Ferghana dont Osh constitue l'extremite, vers Tashkent, Samarcance, Boukhara et les deserts turkmenes et iraniens. Tout est sovietique et la statue de Lenine d'epoque surplombe la place de la mairie. Son geste vers l'avenir semble avoir ete interprete par les habitants comme un "degagez" car la place immense est a proprement parler(et a l'inverse de toutes les rues de la ville) totalement deserte. Triste spectacle. Le bazar est en revanche tres vivant et agreable. Osh est plutot une ville ouzbek mais lors du trace de la frontiere, les russes ont voulu doter les Kirghizistan (peuple nomade) de centres urbains : il a donc fallu arracher Osh a l'Ouzbekistan et Bichkek (la capitale) au Kazakhstan. Il y a beaucoup d'ethnies mais je commence a avoir du mal a m'y retrouver : j'ai croise des ouzbeks aux yeux non brides et des russes aux yeux brides...J'ai rencontre un kirghize qui apprenait le francais : il a absoluement voulu parler 1h avec moi. Je l'ai pas mal questionne sur sa vie sovietique (etudes en ukraines, responsable de chantiers puis gardien de foot). Il parlait vraiment pas mal pour un autodidacte (aussi l'anglais).

Les voitures a Osh sont soit des Deawoo (il y a une usine a la frontiere), des ladas (dont une super lada DHL, la mondialisation en route) et des mercedes d'occaz achetees (ou pas) en Allemagne (il y a encore les D dessus). Il y a aussi du super pain comme en Chine (du pain comme en France bien qu'il s'appelle naan) et des droles de chapeaux kirghizes comme des hauts de formes en tissu dont je ramenerai un exemplaire en France. Tout le monde parle russe et personne anglais sauf les tres jeunes. Les gens sont super sympas et cherchent toujours a t'aider sans etre interesses car ils sont plus curieux qu'qutre chose. C'est vraiment chaleureux comme coin.

[ Ajouter un commentaire | 1 commentaire(s) | Imprimer | Cette photo sur mobile | Permalien ]

 

puceMises à jour

 - Vers Paris Articles 16/08/2007